24 mars 2008
V (les deux premières mini séries)

Réalisé par Kenneth Johnson avec (entre autres) Marc Singer & Faye Grant
1983 - 1984
"Un groupe de résistants composé d'hommes et de femmes de tout milieu et
de toute origine va se soulever face à la volonté d'extermination des
extra-terrestres. Mais les visiteurs, bien qu'ils ressemblent à d'immondes reptiles, sont-ils vraiment différents de nous ?"
Comme j'étais un grand fan de cette série étant petit (et oui...), je n'ai pas résisté à ce beau coffret DVD ressortie dernièrement en France ! Merci à ma Cocotte pour le cadeau !
Après ce petit passage de bisous, revenons à cette série qui aura marqué tout une époque et beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes à travers le monde ! Pourquoi ? Parce qu'avant d'être une série purement commerciale (comme le sont la deuxième et troisième minis séries), c'est avant tout une putain de métaphore sur la seconde guerre mondial.
La série est foutrement bien écrite (la première), et admirablement bien joué. Tout sonne juste et on se dit que putain... Comment ils ont pillé la série Independance Day (en moins bien quoi...). Je me souviens frissonner devant les Aliens, et être excité comme une puce en entendant la musique du générique, j'étais fou en voyant Mike Donovan combattre les méchants... Ben la j'ai redécouvert le tout avec un oeil nouveau. Comme quoi c'est agréable de grandir des fois !
La deuxième mini série est nettemement moins bonne. On sent que le Papa du projet n'est plus aux commandes... Et c'est bien dommage. Surtout que la fin de la deuxième série se termine par une pirouette scénaristique honteuse "youpla boum j'ai des pouvoirs"... Mais mon côté nostalgique (le con) me gomme les défauts pour que je prenne encore mon pied.
Un petit message donc au créateur de cette somptueuse série : Je suis à 100% avec toi pour que tu (oui on se tutoi) puisse adapter la vrai suite que tu as écris : V, the second generation.
Scène
à retenir : Dur dur pour une série... Mais l'arrivée des Visiteurs sur terre est un grand moment !
Première mini série : 4.5/5
Deuxième mini série : 2.5/5 (et pourtant y'a Michael Ironside...)
22 décembre 2007
Velvet Goldmine
Réalisé par Todd Haynes, avec (entre autres) Christian Bale & Jonathan Rhys Meyers
1998
"A travers l'enquête d'Arthur, un journaliste anglais expatrié à New
York, sur une star du glam rock, Brian Slade, évocation des années
soixante-dix en Angleterre. Arthur explore l'ascension et la chute de
Brian Slade qui fut son idole quand il était adolescent à Manchester,
son mariage avec Mandy et sa liaison avec Curt Wild, une star de la
scène rock américaine. Cette enquête sera pour Arthur l'occasion de se
pencher sur son passé, et de comprendre à quel point Brian Slade et
Curt Wild ont bouleversé sa vie..."
Ce soir, j'ai offert un cadeau de Noël en avance à ma Cocotte (comprendre : Ma petite femme). Du coup, ce soir, je lui laisse le soin d'écrire la critique de son cadeau sur mon blog, la plume (enfin... le truc avec les touches) est à toi !
On est comme ça, mon Lou et moi, on aime bien s'offrir un petit cadeau avant Noël. Comme des mômes : on trépigne d'impatience à l'idée d'ouvrir nos paquets, mais comme on est grands maintenant, on s'octroie le droit de commencer avant le passage du gros barbu. Fin de la petite histoire ;)
Velvet Goldmine fait partie de ces films excentriques, inhabituels, qui nous marquent pour cette raison, mais aussi parce qu'ils sont bourrés de qualité. Si retracer l'ascension d'une star a déjà été fait, l'immersion subtile du journaliste (Christian "oh my God" Bale) est carrément géniale ; on se rend compte, en deux heures de films, que celui qui retrace la carrière de Brian Slade a, en fait, assisté à tous ses moments forts... le changement de point de vue - de spectateur à investigateur - donne une grande force au film : il permet de lui garder une cohérence sans faille (les événements ne se contredisent pas, la linéarité temporelle est respectée), et en même temps, d'obtenir différents points de vue. Cela nous évite de rester identifiés à Arthur (le personnage de Bale).
On saluera les performances d'acteurs, Jonathan Rhys Meyer en idole à paillettes, Ewan MacGregor en clone seventies de Kurt Cobain, Toni Colette en femme ancrée dans toutes les époques qu'elle traverse, Christian Bale tour à tour ado branché et adulte curieux. Ils sont accompagnés d'une foule de seconds rôles tous hyper bien menés, je pense notamment au producteur de Slade.
La mise en scène, la direction d'acteurs, le décor, les costumes, la narration, la réalisation, tout cela est sans faille, et relevé par une bande musicale d'une graaaaaaaaande qualité. Les hommages, à Bowie et Cobain pour ne citer que les plus évidents, sont justement tout ce qu'on attend d'un hommage : qu'il soit respectueux de l'esprit original, et qu'en même temps il prenne une part de liberté qui le rend chouette. A noter que certaines performances vocales sont réalisées par Ewan "chouchou" MacGregor himself, ce qui ne fait qu'asseoir sa crédibilité. A noter également le petit coucou de Placebo, au look revu et corrigé pour l'époque du film et où la voix de Brian Molko colle totalement à l'ambiance générale.
Glam et paillettes, apparences et revers de la médaille : Velvet Goldmine explore une époque qui a marqué une génération, dont les sales petits cons que nous sommes rigolent en voyant le look extravagant et androgyne. Mais qui l'explore et lui rend toute sa gloire, toute sa brillance, et qui nous entraîne pendant deux heures dans les vagues de la scène glam rock dans ce qu'elle a eu à la fois de meilleur et de pire.
Scène
à retenir : Ouch, c'est la partie la plus dure de l'exercice... la première qui me vient à l'esprit est la scène d'apparation de MacGregor, dont la performance en tant que chanteur est en décalage avec tout le reste. Et puis on le voit cul nu, ce qui ne gâche rien ^^ (ouiiiiiiiiiiiii ça va hein, c'est pas parce qu'il y a mon Lou à côté que je vais me cacher les yeux en poussant des cris d'effraie !)
5/5 (excessive jusqu'au bout de mon coup de coeur, je donne la note parfaite, parce qu'à mes yeux, c'est du total bonheur !)

