17 avril 2008
Enfermés dehors
Réalisé par Albert Dupontel avec (entre autres) Albert Dupontel & Claude Perron
2006
"SDF, Roland trouve par le plus grands des hasards un uniforme de
policier. Affamé, il l'enfile pour aller manger à la cantine d'un
commissariat de police, où il croise une jeune femme sublime et
désespérée dont la belle-famille refuse de lui rendre son enfant, à
cause de son passé. Ce cas social devient la raison d'exister de notre
héros, qui décide de rendre la justice lui-même, endossant son nouvel
uniforme. Mais sa maladresse naturelle et sa détermination l'entraînent
dans un terrible quiproquo lorsqu'il confond le nom des beaux-parents
et celui d'un homme d'affaires médiatique…"
Ce soir j'avoue : Je n'ai jamais vu Bernie ! Aussi honteux que cela puisse paraitre vu que le film se traine quand même une sacré répute, je n'ai jamais eu l'occasion de le voir et le dvd est dans ma "wishlist" de Priceminister... Mais ça viendra un jour ! Du coup, n'ayant pas vu non plus le créateur, Enfermés dehors fut pour moi mon premier film DE Dupontel, mec que j'adore vraiment vu qu'il a un putain de charisme et qu'il a une vision du cinéma pas du tout comme beaucoup en France... Décalé ! Comme son film.
Véritable compte pour petits et grands. Enfermés dehors sera plaire à un large public, que ce soit pour les petits avec le côté burlesque à mort, vrai cartoon live sous acide, ou pour les grands avec tout le contexte social et l'humour pas toujours très fin mais terriblement "vrai". D'ailleurs, l'imagerie social du film fait que les messages du monsieur passe d'une façon hyper fluide et facile.
Mais derrière tout ça, on ressent quand même une hargne pas toujours présente et sent que finalement, il aurait voulu aller encore plus dans le délire et attaquer encore plus. Comme si il s'était freiné volontairement pour toucher aussi les plus petits. Enfin, le film n'est pas non plus à montrer à un gosse de 5 ans pour "j'ai le director's cut d'une césarienne si vous voulez !"...
En tout cas, le film est vraiment touchant à défaut d'être toujours hyper réussi dans son visuel. Je ne dis pas que le film est moche, loin de la, je dirais plus : inégale (y'a qu'a voir l'un des derniers plans ou on remarque à mort le tournage en studio sur fond vert... dommage quand à côté de ça y'a des effets de fou). On retient du film que dans notre société, on protège plus l'habit que l'homme, un message sublimement mis en image d'ailleurs à la fin.
Scène à retenir : Son premier repas à la "cafet'" des flics !
3.5/5
08 février 2008
Exte - Hair extensions

Réalisé par Sion Sono , avec (entre autres) Chiaki Kuriyama & Ren Osugi
2007
"Un étrange cadavre est trouvé dans un container portuaire au beau
milieu d'une cargaison de cheveux, destinés à être exploités comme des
"extensions". Un employé mortuaire particulièrement allumé ramène le
corps chez lui. Fétichiste, il est aux anges de voir des cheveux
pousser "en masse" de la morte – et plus encore, quand il se rend
compte, que les cheveux ont une étrange soif de tuer."
Je savais Sion Sono, le réalisateur, totalement fou, j'en ai eu une nouvelle fois la preuve ce soir avec son dernier film en date qui parle... de cheveux !
Alors je vous vois déjà dire : beuuhhh... Encore un film à la Ring avec une nana aux cheveux sales qui va tuer des gens, le tout mêlé d'une malédiction. Et bien non ! C'est justement la que le film nous surprend. Il surf totalement à contre courant du genre.
Du coup on se retrouve avec un film qui dégoute plus qu'il ne fait peur, mais ce n'est pas la la vrai motivation de ce réalisateur hors paire. Il fait partie de ses réalisateurs (comme Miike ou Tsukamoto), à dépeindre un Japon en crise. On peut donc prendre ce que subit la jeune fille (qui joue d'ailleurs extrêmement bien !) avec sa mère. Sa mère est totalement bouffé par le système dans lequel elle vit et maltraite sa fille pour se défouler. Tout comme le fantome du film qui à aussi subit des maltraitantes ignobles face à des voleurs d'organes. Le vengeance intervient alors sous une forme totalement anodine a première vu : les cheveux, qui pousse et qui pousse sans arrêt et qui tue si il le faut, comme un virus. Le mal du Japon c'est les cheveux ! Et il infecte toutes les personnes trop superficiels.
Dans la forme, c'est tout aussi bon, les scènes avec les cheveux justement sont terriblement étouffantes et bien réalisé. On se surprend à grincer des dents en voyant les dégâts que font les extensions (imaginez des cheveux sortir de dessous d'un œil.... et encore c'est pas le pire). Et comme dans tout film de Sion Sono, nous avons le droit à un personnage totalement en décalage avec le monde, tellement à l'ouest qu'il arrive à survivre tout en vivant avec la "morte". On pourra reprocher un traitement vraiment linéaire de l'histoire mais finalement, le film passe tellement bien que ce serai con de lui reprocher !
Scène
à retenir : La scène quand la mère de la petite fille est avec son copain, et qu'elle enferme la petite dans le placard. Je vous laisse regarder la suite mais c'est réellement percutant !
3.5/5
05 janvier 2008
Executive Koala
Réalisé par Minoru Kawasaki, avec (entre autres) Lee Ho & Eiichi Kikuchi
2005
"La vie de Tamura, un koala employé de bureau au Japon, s'écroule
soudainement lorsque Yoko, sa copine (humaine), est mystérieusement
asassinée et qu'il devient le seul suspect du meurtre. Est-il vraiment
l'auteur du meurtre de sa nouvelle amie ? Pourquoi son chef est-il un
lapin ? Va-t-il réussir à signer un gros contrat avec un coréen
spécialiste du kung-fu ?"
Avant de commencer cette critique j'aimerai que tout le monde enlève ses mains de son clavier et de sa souris, pour une ligne de silence. Ma télé, qui avait une quinzaine d'années à cramé juste après avoir regardé ce film.
[Silence on]
[Silence off]
Voila, je regrette beaucoup ma télé à tube 55cm, surtout que c'est la galère dans les crédits pour s'en repayer une nouvelle... M'enfin bon ! Souaitons lui une joyeuse mort au paradis des Télés décédées !
Ceci étant fait, voici ma critique de ce film étrange qu'est Executive Koala, sortit récemment chez nous en DVD grâce à l'éditeur "We" (eh les mecs, c'est cool de nous sortir des films rare et originaux mais c'est pas une raison pour baclé les sous titres qui sont truffés de fautes. Je ne suis pas parfait en orthographe et grammaire, loin de la, mais c'est quand même la honte de faire des fautes dans un produit pro !) Fin voila ! Et le film merde quoi ! Bah je suis déçu !
Autant j'avais vraiment aimé Kalamari Westler, autant celui-ci m'a laisser assez froid. Certe j'ai rigolé de temps en temps mais ce n'est pas suffisant pour en faire un bon film. Après tout est relatif : Le film EST mauvais ! Le réalisateur ne doit pas s'en cacher. Tous les acteurs jouent mal, les SFX sont tous très mauvais (et pourtant j'aime les Toku et Kaïjus, donc les costume en mousse et latex ça me connait ! Mais la quand je vous dis que c'est moche...). Comme quoi un bon concept (mettre un mec dans un costume d'animal vivant parmis le reste du monde) ne s'applique pas toujours. Mais j'ai surtout l'impression qu'il y a un gros manque de : "Bah les mecs... Qu'est ce qu'on fou ?". Ok le film c'est du portnawak, mais le portnawak est fun aussi quand il est bien fait, ou qu'il est justifié. La non... C'est très très plat, le message ne passe (il y en a ?), et le film est lonnnnnggggg !!! Et pourtant je suis souvent gentil sur les rythmes de films, vu que pour moi il n'existe pas UN rythme à respecter. Mais la tout traine en longueur inutilement et le manque d'idées loufoque vient cruellement se faire sentir quand la majorité du film est basé dessus (sur le remplissage de vide).
Un gros dommage pour un film qui me bottait vraiment !
Scène à retenir : Le Happy End débile à souhait ou tout le monde se relève, se sert la paluche, et j'en passe. C'est con, c'est vraiment preuve d'un "je sais foutrement pas quoi faire", mais finalement fun... Mais qui aurait tellement pu être plus sympa !
1.5/5
03 décembre 2007
Escape from New York (New York 1997)
Réalisé par John Carpenter, avec (entre autres) Kurt Russell & Lee Van Cleef
1981
"1997. Manhattan est devenu une immense prison d'état où vivent trois
millions de condamnés livrés à eux-mêmes. Alors que le président des
Etats-Unis se rendait à une conférence internationale muni de documents
d'une importance vitale, l'avion qui le transportait s'écrase sur
l'île.
Snake Plisken, un dangereux prisonnier, est envoyé sur place pour les récupérer. Il dispose de 24 heures, sinon il mourra..."
Il y a des films comme ça... Il y a des films comme ça, pour moi, qui ne vieillissent pas, qui même si les temps ont changé, restent terriblement d'actualité et gardent toute leur puissance. Escape from New York, réalisé par John "Dieu" Carpenter est de ceux-là !
Deuxième collaboration avec l'acteur Kurt Russel, avec qui il avait travaillé pour la télévision sur un gros biopic sur Elvis Presley, Carpenter s'apprêtait à créer l'un des anti-héros les plus grands jamais créés au cinoche, rappelant ceux des plus grands Westerns : Snake Plisken. D'ailleurs, il n'y a pas que le héros qui fait penser au Western, TOUT le film est construit comme un western et on y retrouve toutes les scènes qui collent au genre !
Et pourtant ! Même si le film est vendu comme un film d'action, il n'en est rien pour moi. Le film adopte un rythme lent pour une intrigue qui, pourtant, est haletante. Snake n'a que 22h pour ramener le président... et c'est pas de la tarte (aux pommes... ceux qui comprennent la liaison avec l'endroit où se situe le film ont gagné une orange de ma part pour Noël). On ne peut que penser à la situation qui commence à durer aux Etats-Unis où le président n'est qu'un faire-valoir. Ce n'est finalement pas la personne qui est à protéger coûte que coûte mais une K7 audio. Le film fait aussitôt penser au 11/9, certains points communs avec l'évenement sont d'ailleurs assez déstabilisants et on se rend compte que le film a un (gros) côté précurseur qui fait assez froid dans le dos je dois dire.
Mais New York 1997, c'est avant tout un putain de film d'ambiance, avec un New York vide et dévasté, habité par toute sortes de criminels et d'individus étranges. Et s'il vous plait : Call him Snake !
Scène à retenir : La sortie des habitants des égouts en ville et toute la course poursuite qui s'en suit, sorte de film de zombie déguisé.
4/5
12 novembre 2007
Eastern Promises (Les promesses de l'ombre)
Réalisé par David Cronenberg, avec (entre autres) Viggo Mortensen & Naomi Watts
2007
"Bouleversée
par la mort d'une jeune fille qu'elle aidait à accoucher, Anna tente de
retrouver la famille du nouveau-né en s'aidant du journal intime de la
disparue, écrit en russe. En remontant la piste de l'ouvrage qu'elle tente de
faire décrypter, la sage-femme rencontre Semyon. Elle ignore que ce paisible
propriétaire du luxueux restaurant Trans-Siberian est en fait un redoutable
chef de gang et que le document qu'elle possède va lui attirer de sérieux
problèmes...
Pour Nikolai, chauffeur et homme de main de la toute-puissante famille
criminelle de l'Est, c'est le début d'une remise en cause. Entre Semyon et son
fils Kirill, prêts à tout pour récupérer le journal, et l'innocente Anna, sa
loyauté va être mise à rude épreuve. Autour d'un document qui se révèle de plus
en plus explosif, plusieurs vies sont en jeu, dont la sienne, alors que se
déchaînent les meurtres et les trahisons dans la famille comme dans la ville.
Ah ! Un petit ciné ! J'en avais pas fait depuis 99 F. Tout simplement parce que les films projetés sont partis aussi vite qu'ils sont arrivés (projetés qu'un soir...). Du coup quand le dernier Cronenberg sort au ciné en VO je prend ma Cocotte et mon portefeuille et roulez jeunesse, on va se faire un petit cinématographe !
Après un "A history of violence" de toute beauté, David Cronenberg nous revient, avec le même acteur principal, dans un tout autre registre : Le film de mafieux ! Diable que c'est bon. Pas une ombre au tableau de ce film noir et poisseux. Tout est maitrisé de A à Z, la photographie est splendide et nous plonge dans les dessous de Londres. Le réalisateur prend alors le temps de nous compter son histoire en plein coeur d'une famille de mafieux russes installés dans la ville. Mêlés à une sombre histoire de viol d'une adolescente.
Comme d'habitude, nous sommes donc en présence d'une violence très crue, montré sans concession : elle fait mal, elle pue, elle gicle, bref, c'est du pur Cronenberg comme on est en droit d'attendre quand on va voir un de ses films. D'ailleurs la scène dans les douches est une pure merveille. Très simple (un homme menacé par deux autres dans un bain public), prend toute son ampleur quand on se rend compte que bah... Quand on est à poil, on est terriblement fragile et c'est justement là que le réalisateur nous fait mal. Parce ces agresseurs tentent de tuer l'autre avec de simples petits coutelets... Je vous laisse imaginer la scène, mais vous en serez encore très loin !
Avec une vision très noire et sans concession du monde de la mafia et de ses à-côtés, il n'en oublie pas de nous montrer ces petites choses qui font que la vie vaut la peine d'être vécue. Un grand film en somme ! Et un bon gros coup dans la gueule aussi !
Scène à retenir : Justement, la scène dans le bain public terriblement bien mise en scène et chorégraphiée. Tellement forte que j'entendais le public crisser des dents !
4/5




