27 avril 2008
Deadwood - Saison 01
Réalisé par David Milch avec (entre autres) Timothy Olyphant & Ian McShane
2004
"C'est un petit village dans le Dakota du Sud où les chercheurs d'or se
retrouvent. C'est le royaume du vice, de la luxure et de la cruauté.
C'est le paradis sur terre des requins, des criminels, des hors-la-loi.
C'est l'enfer, c'est Deadwood. Une ville symbole de cette Amérique de la fin du 19ème siècle où se
retrouvent les égarés du rêve américain et ceux déterminés coûte que
coûte à se faire une place sous le soleil cuisant de l'Ouest. Mais un
événement historique va avoir des conséquences directes et primordiales
sur l'organisation de la petite cité. En 1877, le général Custer est
battu à Little Big Horn. Deadwood se retrouve alors en territoire
indien et devient, par sa situation géographique, une ville illégale."
Bon, rien a voir mais je supprime mon petit truc "scènes à retenir". Je me suis finalement dit que j'ai vraiment du mal à retenir qu'une chose d'un film ou d'une série tellement bien souvent, ça fourmille de choses qui me touchent (ou me font vomir). Bon... ceci étant dit... Passons aux bois morts !
Ah ! HBO ! Célèbre chaîne cablé américaine qui, j'ai la grande impression, ne diffuse que de la série de très haute qualité ! Il n'y a qu'a voir Six Feet Under (best série ever), Sur écoute et j'en passe. Même si j'aime les Westerns, je ne suis pas un énorme fan. Mais le simple fait qu'HBO produise une série prenant pour thème le Western donne envie... Un nouveau visage ?
Totalement ! Bye bye les western propre et finalement assez vide. La, on a le droit entre une galerie de gueule à la Sergio Leone dans un décors cradingue. Tout est sale dans cette série, les saloons, les persos... La ville ! Tout est pourri et du coup, la ville est à l'image de ses habitants, tous plus fourbes et méchants les uns que les autres. Seul une poignée se démarque par leur gentillesse mais on finira toujours par apprendre une part sombre de leur personnalité : Personne n'est parfait, même le plus vaillant des héros.
Du coup, on s'attache très vite... j'ai quand même eu peur au début parce que, malgré une qualité graphique et des persos bien trempé, le rythme était assez étrange et j'avais des doutes sur l'orientation de la série : Ca va tourner en rond ? Et bien fort heureusement non ! Dés le 4 ième épisode on commence à avoir pas mal de rebondissement qui font mouche et qui, comme dans pas mal de série américaine, nous donne envie tout de suite d'enchainer sur l'épisode suivant.
Une très bonne première saison donc, avec un début assez bizarre mais une fin magistrale. Eh Montana... C'est quand que tu deviens Shérif !?
4/5
02 avril 2008
Doomsday
Réalisé par Neil Marshall avec (entre autres) Rhona Mitra & Bob Hoskins
2008
"Un terrible virus annihile 90% des habitants en Ecosse. Pour endiguer
l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable.
L'Ecosse est désormais un no man's land barbare et violent où les
survivants sont coupés du monde. Lorsque 30 ans après le même virus réapparaît au coeur de Londres, un
commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel vaccin
au coeur d'une Ecosse contrôlée par des gangs rivaux."
On ne peut pas dire que je ne l'attendais pas celui la ! Il avait quand même pas mal d'atout dans sa peloche pour me faire saliver ! Et ben merci M. Marshall ! Vous avez réussi votre coup !
Y'a un retour aux sources en ce moment... Après The Mist qui était un pure film comme on en faisait avant, voila venir Doomsday qui est un gros film bourrin à souhait et extremement graphique. Ca sent les années 70/80... mais oui ! Carrément même ! On a même le droit à une version féminine de Snake Plissken (et on ira même à la faire borgne comme ce bon vieux Snake !)... Attend... Un anti héros borgne... Un univers entierement fermé... des punks... tiens ? Y'a un soucis nan ? Y'a du copiage dans l'air ?
Le seigneur des anneaux, Aliens, Mad Max (1 et 2), Escape from NY et Escape from LA, Beowulf (tu veux ma main dans ta gueule ? ... Ben quoi ? Y'a Rhona Mitra aussi...), 28 jours plus tards... et j'en passe ! Que se passe t'il ?
Mais c'est sur que dit comme ça... On se dit que ce film n'est qu'un mix de plein de bonnes choses, et c'est justement la son atout : De nous livrer un film bourrin et ULTRA référentiels... un peu trop même, mais on ne crachera jamais dans la soupe. Parce que finalement y'en a plus beaucoup des mecs qu'ont des couilles de faire ce genre de films ! Vas y Marshall ! Bouffe les !
Scène
à retenir : J'ai vraiment adoré la baston dans le chateau entre la belle Rhona et Telemon.
3.5/5
31 mars 2008
Dédales
Réalisé par René Manzor avec (entre autres) Lambert Wilson & Sylvie Testud
2003
"Pour tenter de percer le terrible secret d’un tueur en série aux
multiples personnalités, deux hommes vont devoir plonger dans son monde
intérieur : le flic qui l’a arrêté, Matthias, et le docteur Brennac,
chargé de son bilan psychiatrique. Mais celui qui descend dans un
labyrinthe prend le risque de ne pas en sortir…"
... "Riiiiiiiiiiiickckck"... "PEEEEUUUUUHHHHHHHH" !
Mais qu'est ce que c'est que ce truc ? Ce truc !? C'est le bruit du réalisateur qui crache sur le spectateur.
Comment on se sent à la fin du film Dédales ? On a envie de trouver le responsable de cette erreur et de lui dire de changer de métier. Je suis méchant ? Oui... Mais c'est tellement bon des fois ! Surtout quand on a l'impression de s'etre fait cracher dessus !
Pourtant... Pourtant le film commencait vraiment bien. J'ai un capital sympathie pour l'ami Wilson et le générique claque visuelement. Voix off sympa... Les premières images en jettent pas mal, c'est très leché... Ca s'annonce... ah... Mais ? Que se passe t'il ? Pourquoi TOUS les acteurs jouent comme au théatre (c'est a dire pour du ciné : Ou jouer très faux parce qu'on exteriorise absolument tout, soit jouer tout en intérieur et du coup on voit une moule jouer). On se la joue Se7en avec ambiance pluvieuse et glauque... mouiiii... Et puis tout s'écroule, même si deux trois passages du début peuvent être sympa, le film s'encroute dans une fausse histoire avec un policier magique (qui est très mal intégré soit dit en passant vu le ton donné au film), et à un Psy totalement à côté de la plaque...
Et la fin c'est le drame : le twist arrive avec ses gros sabots pour venir achever le peu de crédibilité qu'il lui restait, c'est à dire que le réalisateur vous dit : avec mon twist qui tue et ben je remets en question tout mon film... Ce qui veut dire mec que ton film n'a servit à rien parce que tout ce que tu as battis n'a servi à rien ! La ou des mecs on excellé à faire des twists de folie (Fincher, Wan et j'en passe) Manzor se gauffre.
Bref : Dédales c'est jolie au début et moche à la fin (ou comment passer d'une réalisation cinéma à un téléfilm), c'est foutrement mal joué et ça vous achève avec une fin merdique... Eh mec ? Tu l'as tiré au dés ta fin ?
Scène
à retenir : Le générique du début... Beau mais inutile.
0.5/5
24 mars 2008
Die Hard with a Vengeance (une journée en enfer)

Réalisé par John McTiernan avec (entre autres) Bruce Willis & Samuel L. Jackson
1995
"John Mc Lane s'est débarrassé par deux fois de groupes de terroristes,
mais il n'aurait su prévoir ce qui lui arrive maintenant : auteur d'un
attentat meurtrier dans un grand magasin de New York un certain Simon
menace de récidiver s'il refuse de "jouer à son jeu". Le flic le plus
atypique de la ville peut s'apprêter à passer une journée en enfer..."
Yippy Kay mother fucker ! Je sais ça ne se fait pas d'apporter un avis sur un film que l'on a pas vu... Mais y'a des fois... Dans tous les extraits et bandes annonces que j'ai vu du dernier Die Hard, je n'ai retrouvé l'ambiance et les particularité de la série (surtout du premier et de celui la... le troisième). Et c'est pas ce tâcheron de Len Wiseman qui va redorer le blason... John McTiernan : REVIENS BORDEL DE MERDE !!!
Après ce message à texte, revenons sur ce film... Oui je sais : Deux films du père John de suite ! Et pourquoi pas un troisième ? Nan... je dois déjà enchainé cette critique par deux autres donc je me calme ;)
Die Hard c'est quoi ? C'est une bonne recette : Un putain de héros qui jure, qui est sale mais qui se bat pour les siens. C'est une unité de lieu bien précise (Un building, un aéroport (enfin...)), et une course contre la montre de malade ! Le troisième respecte tout ça ? OUI ! Haut la main même ! Le héros ? Ben on va lui mettre un sidekick bien cool avec un caractère bien trempé et qui sort des sentiers battues (ce n'est pas un black à blague comme souvent dans les grosses prods ricaine) mais un... Black limite raciste et protecteur. Unité de lieu ? Pas un lieu... tout une ville : New York (Manhattan pour être précis) ! Le réalisateur réussi à ne jamais nous perdre dans ce bordel ambiant.
Scène
à retenir : L'arrivée à "Fort Knox" comme le disent si bien les terroristes !
4/5
20 janvier 2008
Death Sentence
Réalisé par James Wan, avec (entre autres) Kevin Bacon & Garrett Hedlund
2007
"Entre sa carrière réussie et sa vie de famille épanouie, l'existence de
Nick Hume est plutôt confortable. Pourtant, un soir, alors qu'il fait
le plein d'essence avec son fils aîné, Brendan, la route de Nick va
croiser celle d'un gang. Son fils n'y survivra pas. Bien qu'arrêté, le
coupable, Joe Darly, est vite libéré. Pour Nick, il n'est pas question qu'il puisse s'en tirer ainsi. Ravagé par la douleur et assoiffé de
vengeance, il décide de prendre les choses en main et de punir lui-même
l'assassin de son fils."
Je n'y croyais pas mes yeux ! Mercredi dernier, j'avais, en l'espace de deux minutes deux grandes nouvelles (pour moi) : La première c'était que Southland Tales allait (ENFIN) sortir en DVD aux US (alors qu'il n'est toujours pas prévu chez nous rien qu'au ciné...) et que le dvd allait avoir des sous titres français ! Ce qui voulait dire : Préco direct sur Amazon.com. La deuxième c'était que par je ne sais quel miracle, Death Sentence passait cette semaine en VOST au ciné dans ma ville !
Je me souviens que j'avais acheté Saw à New York (bave), et qu'en rentrant on s'était jeté dessus avec ma Cocotte ! Le film m'avait troué le cul à mort et je m'étais dis : Putain, vivement son prochain film au bonhomme ! Je n'ai pas encore eu la chance de voir Dead Silence mais... J'ai eu la chance ce soir, de voir son troisième film !
Oh my god ! Comment rendre une idée de départ banal et une progression classique, un must du film de vengeance, un exemple PARFAIT de ce qu'est un film jusqu'au-boutiste ! Le film fourmille d'influances diverses, mais il les utilises d'une manière tellement bonne et original qu'elles paraissent nouvelles. Kevin Bacon est tout simplement bon (je ne vois pas quoi dire d'autre que son interpretation m'a fait pleurer...). Les scènes s'enchainent à un rythme de malade et on ne peut jamais reprendre son souffle, il y aura toujours un élément pour que l'on évite de se reposer. Et puis bien sur... une réalisation aux petits oignons ! TOUS les plans de ce film sont foutrement bien travaillé et je ne parlerai même pas de cette scène de poursuite dans le parking qui est tout bonnement splendide et parfaite... bref pour moi, c'est le coup de coeur ! Le film de vengance qui attrape les couilles et qui vous les croquera devant vous en vous fixant dans les yeux : Tes burnes je ne te les rendrais qu'après les avoirs digéré, mec !
Scène
à retenir : Rah j'vais me répeter mais la longue course poursuite m'a mis sur le cul ! La fin est terrible aussi ! Et puis cette scène ou il pleure dans sa douche, et puis...
5/5
17 janvier 2008
D-War (Dragon Wars)
Réalisé par Hyung-rae Shim, avec (entre autres) Jason Behr & Amanda Brooks
2007 (2001)
"Faites la connaissance de Buraki, un serpent Imoogi de 200 mètres sorti
des légendes de l’ancienne Corée. Son armée, composée de lézards
géants, de dragons volants et de dinosaures super intelligents
s’apprête à détruire Los Angeles et, éventuellement, le monde entier.
Seuls Ethan et Sarah, deux guerriers réincarnés, peuvent sauver la
planète en ressuscitant le Bon Imoogi, ennemi juré de Buraki."
Mes amis, fuyez ! Mais attention à mes paroles ! Ne fuyez pas à cause de ces vilaines créatures de synthèse présentes mais fuyez surtout ce film ! Qu'on se le dise : C'est une belle merde !
Alors oui, moi le grand fan de Kaïju Eiga qui, il y a 6 ans, entend parler d'un film Coréen qui va tout déchirer avec des monstres géants en pagaille et des batailles de ouf j'étais tout fou ! Puis, quelques années après, je commences à voir des vidéos, résultat : c'est moche ! Le temps passe et je ne pense plus à ce film... Puis hop ça revient avec une nouvelle vidéo, résultat : c'est toujours moche mais ils ont rajouté des choses. Et rebelote... J'oublis encore le film vu que plus personne n'en parle... et puis l'année dernière grosse annonce : D-War sort en 2007 ! Et c'est partit les Bandes annonces, la promo et tout le tralala ou l'on nous promet le projet le plus démesuré de la Corée, etc... Bah écoutez les mecs ! Rendez moi un bon Godzilla ! Parce qu'au moins, il défouraille bien le père Godzilla ! Vous me faites bien rire avec vos monstres à deux balles qui ne font d'ailleurs, peur à personne (ni aux spectateurs... ni aux acteurs qui n'y croient tout simplement pas !).
Soyons franc, seul les scènes de Rampage (destruction and co) sont sympas (j'ai pas dit d'enfer façon Gamera guardian of the Universe ou Godzilla Tokyo SOS). Mais le reste, oh la la ! Les acteurs sont TOUS mauvais et n'ont aucune densité ! Ils sont plats, chiants et nuls. L'histoire est bidon et pretexte à souhait. Les méchants sont nazes et font rire (et oui ! je ne déconne pas !). Bref, rien a sauvez dans cette bouilli qui aura pris 6 ans de développement ! C'est énorme 6 ans ! Un des plus gros gâchis que j'ai vu de ma vie !
Scène
à retenir : L'en a pas... Comme ça c'est vite fais ! Elles sont toutes nuls !
0.5/5 (le virgule 5 c'est pour la destruction... je suis gentil hein !)
01 janvier 2008
Death Proof (Boulevard de la mort)
Réalisé par Quentin Tarantino, avec (entre autres) Kurt Russell & Zoe Bell
2007
"Pour Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin (Texas), le crépuscule
est l'occasion de se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et
Arlene. Les trois filles baroudent la nuit, faisant tourner les têtes
dans tous les bars et dancings du Texas. Mais toute l'attention qu'on
leur porte n'est pas forcément innocente : Mike, cascadeur balafré et
inquiétant, les suit sans se dévoiler, tapi dans sa voiture
indestructible..."
Bon, avant toute chose : Bonne année 2008 les gens ! Je vous souhaite une année remplie de bonnes choses, ainsi que la santé et un max de ciné en tout genre !
Qui dit bonne année, dit premier film de l'année ! Et ce soir, c'était au tour de Death Proof, l'un des deux films Grindhouse mené par Tarantino et Rodriguez (que j'attend d'ailleurs de voir...).
C'est toujours marrant comment le cinoche de Tarantino n'est finalement composé que de référence. Tout son (ses) film est construit sur tout un tas de choses que l'on peut retrouver (différement) dans d'autres. Mais contrairement à beaucoup de réalisateurs, lui, il sait les digérer pour mieux nous les présenter !
Combien de fois j'ai pesté devant un film qui plagiait limite des classiques (ou non, la n'est pas le problème !) sans retenu ni classe ! Et bien la, ça passe ! Et ça passe toujours ! Mais le père Tarantino n'est pas qu'un mixeur à référence, il sait aussi faire de bon film bien foutu, bien filmé et toujours avec une diréction d'acteur au top !
Pourtant, tout n'est pas parfait au pays de Death Proof. Et même si je l'aime beaucoup je lui reconnais des faiblesses. J'aime énormément les scènes de dialogues dans ses films, mais la, il en a beaucoup trop mis. Enfin... Pas trop, mais avec un tel sujet (c'est quand même un film de série B qui doit défourailler à tout va), il se devait d'être plus pêchu. On se retrouve donc avec un film scindé en deux parties avec comme lien : Stuntman Mike. Et même si le final de chaque segment est des plus jouissif (surtout le deuxième qui est, par contre, une véritable perlouze), nous avons le droit a des dialogues "parfaits", mais finalement trop long et qui n'apporte peu de choses à l'avancé de l'histoire.
Enfin voila, se faire son avis sur un film qui divise autant les "fans" de Tarantio est toujours bon à voir ! Moi en tout cas, je suis pour ! Mais Quentin (parce que ouais je le connais, on était à l'école ensemble) : prochaine fois, plus d'action et moins de bla bla ;)
Scène à retenir : La dernière course poursuite entre les 3 filles et Stuntman Mike, qui se finit de façon ultra jouissive !
3/5
18 novembre 2007
Dobermann
Réalisé par Jan Kounen , avec (entre autres) Vincent Cassel & Tchéky Karyo
1997
« Le
Dobermann et son gang défraient la chronique. Banques, postes, fourgons, tout y
passe. Une anthologie du braquage, un best-of
du hold-up ! En face d'eux, un
flic quelque peu pourri, qui fait de leur arrestation une affaire personnelle. »
Découverte pour moi ce soir ! Ben oui, j'ai vu des tas de films et j'en verrai encore toute ma vie. Et quand je dis à certaines personnes que je n'ai pas vu Dobermann, on me tire des gros yeux du genre "Bah putain !". Du coup, c'est chose faite depuis quelques minutes.
Je ne connais que trop peu l'oeuvre de Jan Kounen, à vrai dire, à par Vibroboy que j'ai vu y'a belle lurette et 99F dernièrement que j'ai vraiment adoré. Film fou, foutrement bien vendu. Même si la majorité a cru aller voir un Brice de Nice bis plutôt qu'un Fight Club aux accents français. 'Fin bref, revenons à notre toutou.
Dobermann a pour moi le défaut des premières oeuvres : le trop plein ! Chose qui peut virer à son avantage. Ben oui, Dobermann a une énergie débordante, il est foutrement ryhtmé et chiadé, comportant un nombre de plans foutraques assez hallucinant (du genre je te fonce dans la gueule à toute vitesse avec ma cam, etc). Mêlé à tout ce joyeux délire visuel, une bande de gueules comme on en voit trop rarement dans le ciné Français. J'ai jamais vu Tchéky s'éclater à ce point ! Tout le monde a l'air de s'amuser, Duris est à mourir de rire, Mous est insuportable mais trop drôle... bref... Il est où le mal là-dedans ? Ben y'en a pas ! y'a pas de mal. Mais du coup, à trop déconner, le film en oublie un peu son sujet et part des fois un peu en couille, ce qui n'est pas non plus énorme vu que tout le film est barré ! Avec une fin un peu trop vite expédiée à mon goût mais terriblement jouissive.
En ayant vu peu de Kounen, je peux donc dire qu'il est amélioré avec le temps, mais en tout cas c'est vraiment un réalisateur à part dans le cinéma français, et ça, c'est déjà beaucoup !
Scène à retenir : Tcheky et son pote qui déboule chez "Sonia" et sa famille et déballe tout sur son identité. "T'as dû en sucer des kilomètres de queues pour te la payer !"
3,5/5
01 novembre 2007
Dumb and Dumber
Réalisé par Peter Farrelly et Bobby Farrelly, avec (entre autres) Jim Carrey & Jeff Daniels
1994
"Après
un malentendu à l'aéroport, deux amis, Lloyd et Harry, spécialistes de
l'élevages de lombrics, partent à la recherche de Mary qui semble y avoir
oublié sa valise. Mais, ils se retrouvent au centre d'un complot."
Ce soir, j'avais mon petit frère à la maison. Et invité ou pas, chez nous pour passer une bonne soirée un petit film c'est toujours le bon truc ! Il voulait voir un film drôle... Après avoir lancé l'idée de regarder Arizona Junior des frères Cohen (que Fanny ne voulait pas voir ce soir), je suis resté dans le travail de frère et j'ai proposé Dumb and Dumber... Qu'il n'avait jamais vu !
Je me souviens, c'était en 1996, j'étais au collège. Un soir j'étais invité à pioncer chez un pote et on a traîné ses parents dans un vidéo club (célèbre pour moi... mais qui n'existe plus depuis des années). On ne savait pas quoi louer... Je me souviens je lorgnais sur la jaquette de Bad Taste sans oser prendre le film... Et nous avions hésité entre un film avec Jim Carrey ou Space Balls (la folle histoire de l'espace chez nous). La claque ! Nous nous sommes pissé dessus de rire ce soir-là et nous l'avons rematé le lendemain matin. En revenant au collège on a fait passer le message et le film est devenu l'une de mes références en matière de film comique. Je l'ai vu tellement de fois que je connais des répliques par coeur et je continue à en utiliser (belle pistache, vos bottes sont belles, etc).
Bon même si j'ai dû le voir plus d'une vingtaine de fois (voir plus...), je ne m'en lasse pas ! Je continue inlassablement à me fendre la gueule devant les pitreries de nos deux héros bien graves. Ils sont tellement crédibles dans leurs rôles qu'ils en deviennent quelquefois touchants ! Et ce soir n'a pas dérogé à la règle... le film n'a pas perdu de sa puissance ! Mon grand regret c'est qu'une scène ait été supprimée des montages dispo partout dans le monde en DVD et que seules les VHS possèdent cette scène. C'est quand Lloyd part chercher des provisions et se les fait piquer par une petite vieille en fauteuil roulant. Dans le DVD il revient direct dans l'appart et explique son histoire... dans la VHS nous avions le droit à Lloyd revenant sur le lieu où attendait la petite vieille et l'appelait en gueulant comme un taré : PETITE VIEILLLEEE ???
Même si je trouve que les frères Farrelly se sont grandement améliorés au niveau de la réalisation maintenant (exception faite de leur daube / film de commande Fever Pitch), ce film possède une puissance que peu de film peuvent se vanter et ça c'est énorme !
Scène à retenir : J'allais dire celle qui n'est pas présente sur le DVD... donc je citerais... mmmh... c'est dur tellement les scènes sont drôles et ne se ressemblent pas ! Allez citons celle du flic qui arrête nos deux con... pères pour excès de vitesse. Le flic découvre des bouteilles de bières sur le sol de la voiture et en demande une à nos deux héros. Les deux essaient de lui dire que c'est de la pisse mais il leur coupe la parole et en avale une grosse gorgée.... Je vous laisse imaginer la gueule du flic quand le goût du liquide lui arrive dans la bouche ;)
4/5








